S’étonner, questionner, penser…

Bonjour à chacune et à chacun,

Pour compléter le site de l’association Moveo, j’ai le plaisir de vous convier à lire  les articles de ce blog.

Vous faire connaître progressivement les philosophes et les livres qui ont inspiré notre démarche, questionner nos évidences pédagogiques, proposer et compléter une « pédagogie du sens » et ce qu’elle implique concrètement pour ceux dont le métier est de former et d’éduquer… tels sont les principaux buts de ce blog.

Mais il en est un autre plus profond encore : celui de promouvoir une pédagogie respectueuse de l’être humain et de la vie. En effet, l’objet social de l’association Moveo n’est pas seulement d’aider les personnes à apprendre… mais de promouvoir une culture générale et de développer leur esprit critique.

Deux citations d’Antoine de la Garanderie ouvriront le bal et guideront les premiers pas de ce blog dans la direction du sens :

« Pourquoi, en effet, n’y aurait-il pas dans l’être humain, un appétit pour ce qui est intellectuel ? » – Antoine de la Garanderie, Plaisir de connaître, bonheur d’être. Une pédagogie de l’accompagnement, Chronique sociale, 2004, p. 18

« L’homme ne relève d’aucune forme de dressage, puisque c’est lui qui doit s’emparer de sa motilité pour lui procurer sa forme. On peut l’y aider, en aucun cas, on n’a le droit de se substituer à lui pour cette tâche. Elle relève de son initiative. » – Antoine de la Garanderie, Comprendre les chemins de la connaissance – une pédagogie du sens, Lyon, 2002, Chronique Sociale, p. 55

Vous l’aurez compris, nous nous situons d’emblée dans une perspective où nous ne parlerons pas de compétences, d’évaluation, de « processus d’apprentissage », etc. Quant à l’élève, le collégien, le lycéen, le stagiaire, la personne en formation, nous préférons l’expression « sujet apprenant » pour les désigner car, de bout en bout, la connaissance est un acte, un « faire » conscient…

Pour nous, apprendre relève de ce que la Garanderie appelle un acte de connaissance, c’est-à-dire qu’il engage tout l’être : sa sensibilité, son ressenti, son imagination, ses désirs, sa volonté, sa mobilité physique et mentale, son intelligence… bref son âme toute entière.

« L’âme est cause et principe du corps vivant […] elle est, en effet, l’origine du mouvement, elle est la fin, et c’est aussi comme la substance formelle des corps animés que l’âme est cause. » – Aristote, De l’âme, J. Tricot, Vrin, 1934, p. 87

Non, décidément, l’être humain ne relève d’aucune forme de dressage… C’est pourquoi il convient de respecter sa manière de connaître : ses envies, son rythme, ses gestes, ses évocations, son initiative et ce, quel que soit le lieu qu’il fréquente ou qu’il est obligé de fréquenter, depuis son plus jeune âge jusqu’à sa mort.

Les implications de ces constats sont immenses pour la pédagogie et nous tenterons de les développer et de les illustrer petit à petit.

(A suivre…)

Christophe

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